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Cabo Verde ... dépaysement

30 novembre 2016, par Emeline

Sitôt débarqués de l’annexe sur le petit quai animé de Palmeira, nous perdons tous nos repères d’européens pour plonger dans un monde coloré et accueillant … bienvenue au Cap-Vert.
Des enfants, des jeunes, des vieux, des barques multicolores, des poissons vidés sitôt sortis des filets, des gens qui s’interpellent en créole, et des gens qui nous interpellent, nous : « viens, toi, le français, viens me dire bonjour ! »



Archipel indépendant situé au large de la Mauritanie sur la dorsale medio-atlantique, la République démocratique du Cap-Vert est très liée à l’Afrique par sa situation géographique, son histoire, sa population et sa culture. Composé des îles au vent et des îles sous le vent, l’archipel du Cap-Vert est très étendu. Il présente des paysages variés : déserts de sable, volcans, falaises, étendues sauvages et inhabitées, plages de sable noir très ventées. Les Cap-Verdiens vivent beaucoup de la pêche mais également des cultures (limitées par la sécheresse) de maïs, manioc, haricots, oignons, bananes.

Avec notre peau blanche et notre air de chercher notre chemin nous sommes tout de suite repérés par les enfants qui veulent aider à porter les poubelles en échange de quelques sous, les vendeurs d’eau, de gazole, de souvenirs et autres, et par les chauffeurs d’aluguer (minibus) qui recrutent leurs passagers a coups de klaxon et de sifflets … En route donc pour Espargos, la ville la plus importante sur l’île de Sal ou nous nous trouvons.
Quelques milliers d’escuedas en poche plus tard (110 ESC = 1 €), nous tentons tant bien que mal de trouver des fruits et légumes car nous sommes à court de nourriture fraîche depuis un moment. Mais cette île est peut être la plus désertique de l’archipel, peu de cultures y sont faites, et les étals des vendeurs au coin des rues ne sont pas très garnis … Nous ne sommes pas non plus très doués pour le marchandage, le prix des courses s’en ressent !
Pour ravitailler en eau, c’est une affaire de patience et de muscles car il faut faire des aller-retours à la fontaine de Palmeira. L’eau ne semble pas être courante dans ce village car les habitants viennent aussi remplir leur bidons. Avec notre gros tas de linge sale à laver (à la main …) et les douches pour 5 personnes, nous prenons vraiment conscience de la richesse que représente l’eau à volonté.
Après ce premier contact surtout logistique sur l’île de Sal, nous reprenons la mer pour une grosse nuit de navigation en direction de la prochaine île au vent de l’archipel : Sao Nicolau.


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1 Message

  • Cabo Verde ... dépaysement Le 11 décembre 2016 , par MARITE ET PHILIPPE

    nous venons de découvrir votre site et les différentes étapes depuis votre départ ;
    bravo Emeline pour ton récit, nous nous régalons.
    vous annoncez votre passage dans les Antilles, nous aurons peut etre l’occasion de vous retrouver.
    serons en Guadeloupe en mars 2017 ;
    Adelaïde et Thaïs sont magnifiques !!!
    bises à toute la petite famille

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