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El Silbo Gomero

10 novembre 2016, par Emeline

La Gomera est une des îles des Canaries à offrir le plus de petites baies naturelles, dans lesquelles nous retrouvons le plaisir d’être au mouillage. Valle Gran Rey, Playa de Guancha, Playa de El Cabrito, Playa de Chinguarime … Nous avons profité d’une navigation bord à bord avec Wohow, et encore partagé quelques soirées avec les équipages rencontrés en chemin. A la marina de San Sebastian, on sent l’effervescence des départs. En effet, nombreux sont les bateaux qui s’élancent d’ici pour le Cap-Vert, attendant la bonne fenêtre météo avant de larguer les amarres par petits groupes.


De notre côté nous avons encore quelques jours pour profiter de cette belle île, que nous avons exploré avec la chanson de Féloche dans la tête, El Silbo Gomero … Je l’ai tellement écoutée en boucle pendant la préparation du voyage, en rêvant de ce moment ou nous serions à la Gomera, que parcourir l’île en l’écoutant à nouveau est un petit bonheur … Les mojos piquante, la guardia civil, les guagua, je comprends mieux …


L’île de la Gomera n’a pas connu d’éruption volcanique depuis plus de 2 millions d’année. Ses paysages sont donc beaucoup plus marqués par l’érosion que les autres îles des Canaries. De grands canyons, les barrancos, sont creusés du centre de l’île jusqu’à la mer. Pour communiquer entre eux malgré ces barrancos, les gomériens utilisent depuis la nuit des temps un sifflement, le Silbo Gomero. Il se pratique avec un doigt positionné à l’horizontale dans la bouche et modulé avec la langue. Encore utilisé de nos jours, ce sifflement qui ressemble à un chant d’oiseau est héritage culturel très fort à la Gomera, et il est enseigné à l’école.

Nous avons également plongé au cœur de la forêt primaire et très luxuriante de Garajonay. En fait nous étions à la recherche du hameau El Cedro, que nous n’avons jamais trouvé … Plutôt que de rebrousser chemin sur ce terrain accidenté, nous avons préféré continuer droit devant, la voiture cahotant dans les pierres et la boue. Une grosse heure plus tard nous avons débouché de l’autre coté de parc, un peu secoués mais c’était magnifique …

Valle Gran Rey, la plus grande des vallées de La Gomera, mérite aussi le détour. Ses pentes sont intégralement recouvertes de petits murets en escaliers pour exploiter les ressources au maximum.


Après quelques jours mouillage, un vent de Nord-Est bien soutenu se lève. Pas de problème, nous sommes bien protégés par les falaises. Mais en pleine nuit le vent tombe, la bateau se met un peu en travers et c’est la houle de l’Atlantique qui prend le dessus … Bling bling bling … 3 verres de cassés en plus ! Après un nettoyage sommaire, retour au lit. Ça roule… mais bon, c’est juste une question d’habitude …. ne pas trop y penser. Nous tenons bon toute la matinée. C’est l’heure de la sieste, ça roule toujours … et ça nécessite une analyse approfondie des fichiers Grib. Pas d’amélioration en vue, allez, on décampe !

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