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Madeira, île de l’éternel printemps

21 septembre 2016, par Emeline

Il y a tant à visiter, arpenter et admirer à Madère qu’avec notre escale de 10 jours sur l’île nous n’avons qu’une envie : y revenir ! Mais avec des enfants plus grands pour mieux en profiter.
Madère n’a pas volé ses surnoms de « l’île de l’éternel printemps » ou « île jardin ». Avec son climat chaud et ensoleillé, et abondamment arrosé grâce aux sommets qui retiennent les nuages au dessus d’elle, Madère peut se vanter de pouvoir faire pousser toutes les plantes possibles et imaginables.
Les madériens ne s’y sont pas trompés, et on peut voir les jardins garnis de bananiers, figuiers, vignes suspendues … Il n’y a qu’à tendre la main pour déguster.



Une autre caractéristique de Madère : on voit la mer de partout ! La majorité des maisons bénéficie donc d’une superbe vue mer, et quiconque achèterait une maison à Madère sans cette vue se serait bien fait avoir.
Le revers de la médaille est l’inclinaison très prononcée des routes. Et plus une route est étroite, sinueuse et mal goudronnée, plus elle sera pentue bien sur. J’en ai fais les frais au retour d’une randonnée. Pour nous économiser une bonne grimpette avec les filles sur le dos, je suis partie devant chercher la voiture. A la descente, c’est impressionnant mais il suffit de freiner, tout va bien. Je me fais la réflexion à ce moment là que je n’aimerai pas croiser quelqu’un en remontant. Mic et les filles sautent dans la voiture, nous repartons. Je prends de l’élan et m’engage dans la montée. Arrivée aux trois quarts, pile à l’endroit ou c’est vraiment raide, une voiture déboule en sens inverse ! Aargh. Obligée de m’arrêter, attendre que la voiture fasse marche arrière, croiser les doigts pour que la notre ne dérape pas dans le grand vide derrière nous, et faire le plus impressionnant démarrage en côte de ma vie …
Nous n’avons par contre pas expérimenté les bus. Mais tous ceux qui nous en ont parlé ont été marqués par l’expérience, il faut avoir le cœur bien accroché paraît-il. Nos amis allemands choisissaient même de ne monter que dans les bus avec un chauffeur suffisamment âgé, en se disant que s’il a survécu jusqu’ici ça devrait aller pour le prochain trajet !

On a donc été voir les levadas, très nombreuses sur l’île. Ce sont des petits canaux longs de plusieurs kilomètres qui servent à irriguer les cultures. Cheminant à flanc de collines, on peut faire des randonnées en suivant leurs parcours parfois acrobatique, avec beaucoup de passages dans des tunnels très bas et sombres.


On a aussi admiré les petites maisons au toit pentu (pour se protéger de la pluie) de Santana. Mais il pleuvait (pour qu’on puisse voir que les toits pentus fonctionnent bien) tellement qu’on a rien vu des paysages de la côte nord, qui ne nous a pas paru très hospitalière … On a largement préféré la côte sud, le soleil était revenu. On a flâné dans les ruelles de Jardim do Mar, petit village isolé et préservé.





On a été à Monte voir les traîneaux en osier de Madère. On a eu du mal a arriver dans ce village car toutes les routes pour y aller étaient coupées. Le mois dernier un énorme incendie a ravagé de nombreux hectares de végétations et beaucoup d’habitations. On a quand même réussi à voir les traîneaux dévaler la route jusqu’à la mer. Fabriqués en osier, ils glissent sur des patins de bois. Deux ou trois personnes prennent place à bord, et les deux pilotes dirigent le traîneau en courant dans les virages, et freinant avec les semelles de leurs chaussures. Sur le parcours le bitume de la route est complètement lisse.



Le jardin botanique de Funchal, réputé dans le monde entier, est grandiose. On l’a visité de fond en comble, y compris la salle aux poissons empaillés et calamar formolés (beurk). Mis à part ce détail j’ai adoré ce jardin haut perché. Et Michael a aussi pu voir les oiseaux du paradis (ce sont des fleurs oranges dont les pétales se déploient comme les ailes d’un oiseau) dont il me parlait depuis plusieurs jours.





Et pour finir on a été se promener au Pico do Serrado, qui domine le village de Curral das Ferrias. On a pu voir les paysages intérieurs de Madère, faits de cirques et de massifs volcaniques. Mais on a beaucoup regretté de ne pas pouvoir faire les randonnées sur les sommets de l’île, Adélaïde et Thaïs sont encore trop petites pour ça.

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