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Une île haute en couleurs

29 janvier 2017, par Emeline

A part remplir le bateau avec du rhum et des pots de peinture, qu’est ce qu’on a vu en Martinique ?
Pour commencer, on a profité à fond de retrouver une petite partie de ma famille :-) pour le plus grand bonheur d’Adélaïde et de Thaïs, et aussi de retrouver de la bonne nourriture ! Ça paraît bête et un peu chauvin comme ca, mais c’est vraiment vrai qu’après tout on mange bien et pour pas très cher en France ... Après le Cap-Vert, la Barbade et Sainte Lucie (rendez vous au prochain article pour plus de détails), tout ça évidemment en pleine période de réveillons, on était plutôt contents de retrouver un petit bout de France … Surtout que ce petit bout là est vraiment très intéressant question gastronomie … Boudins créoles, acras de morue et de crevettes, noix de coco, ananas, confitures de tous les fruits tropicaux imaginables, baguettes de pain, gratin de papaye verte, blanc mangé coco (recette dans la prochaine newsletter !), … on s’est régalé.

Histoire de griller quelques calories on a quand même été voir les fonds sous-marins. Depuis notre mouillage fétiche aux Anses d’Arlets (la petite), on a profité des récifs dans lesquels une multitude de poissons très colorés habite, et des tortues qui vivent tranquillement dans les herbiers de la baie. La plage bordée de palmiers et le petit bourg sont également très agréables.



Puis on s’est baladé dans les marchés et les rues animées de Fort de France, la capitale de la Martinique. On est revenu plus tard au mouillage devant le Fort Saint Louis, pour profiter de la capitale et du Carnaval.




On a été faire une virée au nord de l’île pour se prélasser sur les plages de la côte nord ouest, et voir St Pierre dominé par la Montagne Pelée. L’histoire de St Pierre est tragique : au 19e siècle, cette ville florissante était très importante en Martinique, à l’égale de Fort de France. De nombreux bateaux y venaient pour le commerce. Tout bascule le 8 mai 1902, lorsque la Montagne Pelée entre en éruption et pulvérise en un instant toute la ville, à cause de ses explosions de gaz brûlants. L’ensemble des bateaux au mouillage dans la baie brûle et coule, les maisons sont soufflées, les habitants carbonisés. Quelques rares personnes en réchappent, dont Cyparis, un martiniquais emprisonné qui a eu la vie sauve grâce à son cachot aux murs très épais. On a vu les ruines de la prison, et la cellule de Cyparis. Effectivement, il a eu de la chance d’être placé dans ce petit réduit un peu à dos de colline, et dont la fine ouverture tournait le dos à la Montagne Pelée. En tout cas ça fait froid dans le dos (ou plutôt très chaud) de s’imaginer l’avalanche de pierres en fusion …

Tout au nord de la Martinique, la nature a conservé ses droits. La route s’enfonce à travers une végétation impénétrable de fougères arborescentes, d’arbres tropicaux et de bambous, pour arriver en cul de sac au village le plus reculé de toute l’île : Grand-Rivière.

La côte Est de la Martinique est beaucoup plus découpée, et très ventée par les alizées. Entre la presqu’île de la Caravelle, les Fonds Blancs et la Pointe du Vauclin, la vue est magnifique dès que l’on prend un peu de hauteur. On a fait quelques belles randonnées pour découvrir tous ces recoins.
Les Fonds Blancs sont huit îlets situés à proximité de la commune du François, dans de faibles profondeurs, ce qui donne une teinte très claire à l’eau. Les îlets Oscar et Thierry sont séparés par la célèbre « baignoire de Joséphine » dans laquelle le must est de venir boire un ti-punch !





On a aussi vu de loin et revu de près le voilier de croisière Royal Clipper. Unique cinq-mâts au monde, ce navire ne passe pas inaperçu sur l’eau …


Et pour finir, j’ai pu revenir sur les traces d’une petite partie de mon enfance ici en Martinique, il y a 25 ans. La maison dans l’impasse du docteur Yoyo, l’école, l’île aux Ramiers, les plages, tout est encore la. Il m’a juste semblé que les poissons de l’île aux Ramiers sont moins nombreux et moins colorés que dans mes souvenirs …

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1 Message

  • Une île haute en couleurs Le 30 janvier 2017 , par papirègne

    Nous aussi nous avons beaucoup apprécié cette semaine avec « nos » navigateur et navigatrices, doublée d’un retour de 25 ans dans le passé ! Aux visiteurs potentiels de la Martinique nous recommandons d’ailleurs les Anses d’Arlet, pour leur charme typique sans invasion touristique, leurs plages bordées de cocotiers apportant une ombre appréciable, la beauté des paysages, … un régal !
    Concernant la destruction de Saint Pierre le 8 mai 1902 par l’explosion de la montagne Pelée, cette catastrophe est un double cas d’école : du fait des imbroglios politiques qui ont lourdement aggravé le bilan, du fait aussi d’un phénomène peu connu auparavant, la « nuée ardente », à savoir une énorme poche de gaz brûlants ( 1 000°), qui s’est abattue en à peine quelques minutes sur la ville causant la mort de la majorité des 30 000 victimes. Depuis cette date on désigne ce mode d’éruption du terme « type péléen ».

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